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C'est
dans
ce
contexte
que
le
narrateur,
un
cinéaste,
s'est
retrouvé
à
Macao.
Ligeia,
une
mystérieuse
employée
du
Sonho
Casino,
a
tellement
apprécié
son
talent
grâce
à
Internet
qu'elle
l'a
invité
à
projeter
son
uvre
à
la
clientèle
de
l'établissement.
Cette
reconnaissance
mondiale
est
entachée
sournoisement
de
velléité.
Le
narrateur
le
constate
à
ses
dépens.
Il
ne
peut
pas
se
permettre
uniquement
de
consommer
quelques
drinks
au
bar.
Aux
yeux
de
la
direction,
c'est
un
client
comme
un
autre,
Il
doit
jouer.
Son
refus
lui
vaut
tant
de
menaces
voilées
que
son
séjour
se
transforme
plutôt
en
cauchemar.
L'auteur
décrit
bien
l'atmosphère
de
plaisir
du
jeu
à
l'instar
de
Dostoïevski
dans
Le
Joueur.
Son
narrateur
s'inscrit
en
faux
contre
cette
obsession
de
l'argent.
Il
devient
en
quelque
sorte
comme
le
banquier
de
Fernando
Pessoa.
Il
réalise
tout
le
mal
que
sous-tend
ce
qui
ne
devrait
être
qu'un
loisir
innocent.
En
fait,
c'est
la
liberté
des
individus
qui
est
aliénée
par
les
pulsions
malsaines
qu'exalte
l'amour
du
jeu
alors
que
la
pauvreté
se
cache
derrière
les
monuments,
qui
élèvent
l'argent
et
la
réussite
sur
le
pinacle.
Jean
Perron
profite
de
cette
toile
pour
donner
aussi
sa
vision
sur
toutes
les
hypocrisies
du
genre.
La
politique,
la
famille
et
l'art
se
transforment
en
autant
de
pièges
qui
réduisent
la
nature
même
de
leur
statut.
La
patience,
qui
assure
la
réussite
en
la
matière,
se
dilue
au
profit
du
rien.
"
Où
suis-je
vraiment
sur
la
roulette
du
monde
?
"
C'est
l'interrogation
que
lance
ce
trop
court
roman,
qui
a
emprunté
la
forme
d'un
thriller
haletant.
Les
fils
de
l'intrigue
sont
tenus
bien
serrés.
L'auteur
desserre
évidemment
ses
étaux
pour
le
dénouement.
Un
dénouement
précipité,
qui
délaisse
l'art
romanesque
au
profit
d'un
résumé
de
ce
qui
s'est
passé.
Bref,
il
aurait
fallu
cent
pages
de
plus.
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