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Lejeune,
Maxime.
Zacharie.
Éd.
Adage,
2003,
164
p.
Le
Maroc
Le
séjour
au
Maroc
de
cet
auteur
québécois,
comme
représentant
du
ministère
des
Affaires
étrangères
de
France,
lui
a
inspiré
un
conte
philosophique
imprégné
de
la
culture
maghrébine.
Luvre
ne
sinscrit
pas
en
faux
contre
une
société
qui
se
distingue
par
des
valeurs
différentes
de
celles
de
lOccident.
La
lecture
de
ce
conte
donne
plutôt
envie
de
visiter
le
pays,
en
particulier
Tanger,
situé
en
face
du
détroit
de
Gibraltar.
Comme
Montmagny
qui
accueille
les
oies
blanches
à
lautomne,
la
ville
est
hôte
des
cigognes
à
laube
dentreprendre
leur
course
migratoire
vers
lEurope.
Maxime
Lejeune
exploite
lunivers
de
la
gent
ailée
pour
indiquer
les
causes
à
la
source
de
notre
malheur.
Malheur
quil
questionne,
mais
dont
le
silence
ressemble
à
celui
du
Créateur.
Le
héros,
un
gris
du
Gabon,
sest
échappé
de
sa
cage
pour
savoir
justement
où
sembusque
le
bonheur.
Comme
un
cicérone,
lauteur
entraîne
le
lecteur
sur
les
routes
marocaines
jusquau
désert
du
Sahara.
Son
perroquet
Zacharie
jette
un
regard
interrogateur
sur
les
humains
quil
croise
pour
déceler
les
tenants
et
les
aboutissants
de
sa
misérable
existence.
Son
observation
est
des
plus
pertinente.
Comme
Les
Contes
des
mille
et
une
nuits,
que
les
ignares
ont
confinés
à
lérotisme,
Zacharie
occupe
un
créneau,
qui
englobe
toute
lhumanité.
Lauteur
examine
les
prémisses
de
la
joie
de
vivre
à
travers
ceux
qui
côtoient
le
héros.
Héros
qui
sest
donné
une
philosophie
en
observant
tous
et
chacun,
soit
les
élèves
dune
classe,
les
clients
dun
épicier
ou
dun
Tchèque
coiffant
les
Touaregs
du
désert.
Sa
réflexion,
tout
orientale,
le
conduit
à
limportance
de
faire
le
bonheur
dautrui,
comme
le
suggère
aussi
Michèle
Plomer
dans
HKPQ.
Avec
une
langue
empreinte
de
poésie,
lauteur
a
concocté
en
somme
un
bestiaire
empenné,
dont
le
dénouement
se
termine
sur
une
envolée
formée
dénumérations
qui
succombe
au
lyrisme.
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